Le chauffe-eau solaire

Le chauffe-eau solaire

Très en vogue ces dernières années, les appareils de chauffage fonctionnant à l’énergie solaire tendent à se développer de plus en plus. Et pour cause : la nécessité de limiter la consommation d’énergies non renouvelables et polluantes est de plus en plus sensible. Le chauffe-eau solaire répond en tous points à ces critères.



Comment le soleil peut-il chauffer l’eau pour toute une famille ?

Inutile de remplir une piscine et d’attendre qu’il fasse beau, le chauffe-eau solaire, s’il utilise un principe plus que simple et expérimenté par tous, met avant tout en action des avancées technologiques certaines.


Le soleil ne chauffe pas directement l’eau de l’habitation, mais un liquide caloporteur contenu dans les panneaux. Ce liquide circule dans un échangeur thermique (un tuyau de cuivre) immergé dans le réservoir, qui transmet la chaleur à l’eau. Le liquide poursuit sa route et retourne dans les panneaux, où il est de nouveau chauffé.



Une reportage sur les utilisateurs de chauffe-eau solaires individuels



Les performances de ces installations

Avec un ensoleillement correct, des capteurs solaires peuvent produire entre 40 et 130 kWh/m2 selon la saison, ce qui permet de couvrir environ de 60 à 80 % de l’eau chaude nécessaire, pour un ballon de 300 litres (famille de 4/5 personnes) dans le Sud, et 40 à 60 % dans le Nord. Il faut donc prévoir de 2 à 3 m2 de panneaux pour une région ensoleillée, et de 3 à 6 m2 pour une région plus au Nord, en sachant qu’il sera impossible de couvrir 100 % des besoins en ECS.


Ces performances sont données à titre indicatif : l’orientation des panneaux doit être correcte (45° orienté au Sud) et il ne doit pas y avoir d’obstacle créant de l’ombre.



Quel coût pour ces installations ?

Pour répondre aux besoins d’une famille de quatre personnes, il faut compter entre 4000 et 8000 euros pour les capteurs thermiques et le ballon, pose comprise.


C’est un investissement de taille, d’autant qu’il devra être complété par une résistance électrique ou par une chaudière. Le plus économique étant d’ailleurs d’opter pour la chaudière, qui vous permet aussi de vous fournir en chauffage, et vous coûtera moins cher qu’un appoint électrique.


Par ailleurs, les capteurs solaires font bénéficier d’un crédit d’impôt sur l’achat du matériel, à hauteur de 32 %, sous réserve que tout soit pris en charge par un professionnel.



Un bilan mitigé

Si l’aspect environnemental est tout à fait appréciable, l’équilibre entre investissement et confort d’utilisation n’est pas encore optimal. On ne peut compter sur les capteurs solaires thermiques comme seule source d’ECS, et les frais engagés pour l’installation se doublent forcément de ceux causés par l’utilisation d’un appoint plus ou moins gourmand en énergie. C’est un système à recommander pour des besoins en ECS peu importants, dans les régions ensoleillées.




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